![]() |
|
|||||
| Liste
alophabétique Bibliothèque virtuelle |
|
Auteur Didier
Van Cauwelaert Que faire lorsqu'on tombe amoureux d'une jeune femme au cours d'un déjeuner, et qu'on découvre au dessert qu'elle se déplace en fauteuil roulant ? Hélène est Lion ascendant Lion, championne de voltige aérienne. C'est la fille la plus sexy, la plus joyeuse et la moins facile que Thomas ait jamais rencontrée... Arraché à sa routine, malmené, envoûté par cette " demi-pensionnaire " qui l'initie à la vraie liberté, il comprendra au bout du compte que c'est lui qui vivait comme un infirme. Et qu'une femme assise, parfois, peut aider un homme à se relever. Prix Goncourt 1994 pour Un aller simple, Didier van Cauwelaert nous offre ici un roman d'amour fou, drôle et tendre, salué par la critique comme une de ses grandes réussites. (Mot de l'éditeur)
A la manière dont sa mère me regarde, je comprends qu’elle n’a rien perdu de mes réactions. Ignorant aussi bien la conduite qu’elle attend de moi que le sentiment que j’éprouve –stupeur, indignation, frustration ou pitié – je m’efforce de sourire avec naturel. De la même manière que, dans le métro, je regarde les nains, les obèses et les enfants trisomiques : à la fois pour leur suggérer un instant qu’ils sont comme les autres, et pour tenter de leur exprimer combien je me sens moi aussi différent des gens qui pensent être normaux. Alors Mme Germain-Lamart a cette phrase que je n’oublierai jamais : - Si je vous avais dit qu’elle a ce handicap, vous l’auriez traitée comme telle et vous seriez passés l’un à côté de l’autre, parce qu’elle n’a pas changé, Thomas : elle n’est pas résumable à ce fauteuil. C’est un accident, il y a quatre ans. Rééducation, volonté et matériel approprié : elle a gagné son autonomie et elle est redevenue elle-même. La seule chose qu’il lui reste à retrouver, l’est l’amour d’un homme. Je ne réponds pas. Le mot qui m’a fait le plus mal, dans sa bouche, c’est mon prénom. Ce retour à mon état civil, à ma réalité, ma pesanteur. Avec toute l’énergie dont j’étais capable jadis, quand moi aussi j’étais quelqu’un d’autonome avec du bonheur à donner, un amour au cœur et des skis aux pieds, je m’arrache de mon siège et me lance sur les traces d’Hélène.(Pages 57-58)
La demi-pensionnaire
par Gabrielle Rolin Une vieille
aviatrice roule sur l'or grâce aux millions que lui rapporte «La
lettre au Père Noël», rengaine écrite par son
ex-mari. Une paralytique fonce vers l'avenir à bord de son fauteuil
roulant. Un guide de montagne promène dans Paris sa difficulté
d'être. Fouettez le tout et vous aurez le dernier roman de Didier
Van Cauwelaert. Il en pond au moins un par an et coiffera Victor Hugo
avant d'avoir atteint la quarantaine. Quand il tient la forme, comme c'est
le cas pour La demi-pensionnaire, le lecteur en redemande. Les gags s'enchaînent
aux pirouettes, le fil conducteur se perd dans ses lassos et l'envie vient
parfois de protester: Les internautes en parlent : Commentaire de Cenedra de la Région Parisienne : Une belle histoire de liberté et d'amour "Un handicapé de la vie tombe amoureux d'une handicapée physique. Jamais larmoyant, ce roman est un rayon de soleil" Commentaire
de : milinette de Lyon, France Petite
remarque perso : Un petit livre fort sympathique, qui se lit
très vite. Un peu de facilité certes, mais le style de van
Cauwelaert, prend, emmène, enchante et le lecteur n'a pas le temps
de se poser de questions. Pourtant le livre n'a rien de superficiel, une
jolie réflexion sur le handicap qui n'est pas toujours où
l'on croit, où cela se voit... C'est un petit bonheur qui s'offre;
sans prétention, comme un rafraîchissement... et qu'il serait
doux de rester encore un peu dans cette atmosphère-là !
|